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Fille anorexique et A4 waist challenge. Comment en sortir ?

Le nouveau "A4 challenge" fait fureur depuis peu chez les adolescentes, mais a de quoi inquiéter les parents ! En effet, indicateur de bonne ou de mauvaise santé, le poids de ses enfants nous préoccupe bien souvent et à raison. Tout aussi préoccupant, les troubles du comportement alimentaire sont de plus en plus fréquents chez les jeunes filles : comment l'expliquer et comment y remédier ?

"A4 challenge" ou "collarbone challenge" font fureur sur les réseaux sociaux pour certaines adolescentes. Le deux consistent à se prendre en photo pour prouver "sa minceur" (qui tourne vite à la maigreur sur certains clichés). Le premier, avec une feuille du format A4 pour montrer que sa taille ne dépasse pas de se format, le deuxième en empilant des pièces de monnaie sur sa clavicule. Le "thigh gap", c'est-à-dire l'espace visible entre les cuisses, est aussi devenu un critère de beauté. Inutile de vous préciser le danger qu'ont ces "challenges" sur la vision de leur corps pendant l'adolescence, ni même des répercussions désastreuses qu'ils entrainent. D'autant plus que la morphologie du corps ne permet pas toujours d'obtenir ces résultats, même lorsque l'adolescente en arrive à devenir à maigre. 

En effet, de plus en plus d'adolescentes développent des troubles du comportements alimentaires, ce qui laissent souvent les parents désemparés et impuissants. Est-ce un effet collatéral de la prévention contre l’obésité, ou des normes visant l’idéale minceur, ou bien le transfert d’angoisses parentales quant aux poids de leur fille ? Dans tous les cas, nul doute que ces challenges n'aident en rien à la construction d'une estime d'elle-même positive ainsi qu'à l'acceptation de leur corps et de leur morphologie.  

Normes de minceur et ses conséquences

Les canons de beauté inondent les spots publicitaires, les magazines, et même bien souvent les premiers rôles au cinéma. Cela fait déjà quelques années que des débats sont ouverts à propos de ces exemples trop parfaits, de ces mannequins trop maigres, et des stars retouchées avec des logiciels photos pour gommer leurs défauts qui feraient d’elles des personnes ordinaires.

En pleine construction d’identité durant l’adolescence, il est courant que les jeunes filles prennent ces personnalités publiques en exemple et se comparent à elle. De nombreuses jeunes ados se sentent alors mal de leur peau, trop rondes, trop grandes ou trop petites, etc. La liste de complexes peut être longue dès lors où les critères de beauté sont trop précis.

Dans cette période de recherche et de construction de confiance et d’estime de soi, les conséquences d’une telle identification peuvent être terribles, et peuvent conduire ces jeunes filles à entreprendre un régime trop drastique afin de ressembler à leur modèle et aux normes de beauté actuelles qu’on leur impose.

A partir de quand doit-on s’inquiéter ?

Chaque morphologie est différente, et si les corps enfantins se ressemblent tous jusqu’à un certain âge, arrivé à l’adolescence, les hormones s’en mêlent et tout est chamboulé ! Certains ne prendront pas un gramme malgré un appétit féroce, alors que d’autres pourront prendre quelques kilos rien qu’en regardant le contenu de leur assiette.

Le corps change à l’adolescence, c’est bien connu. Passer d’un corps longiligne, sans particularité distincte, à la limite de l’asexué, à un corps où se dessinent les premières particularités peut être perturbant pour l’adolescent. Ces changements peuvent devenir disgracieux, car ceux-ci ne se produisent pas toujours en même temps !

La plupart du temps, il est normal qu’une adolescente garde encore quelques rondeurs de son enfance et celles-ci disparaitront naturellement au fur et à mesure de sa croissance. Cependant, si cette adolescente tente de les faire disparaitre au plus vite à l’aide de régimes draconiens, le danger d’entrer dans le cercle vicieux de la perte/gain de poids la guette. En effet, les troubles du comportement alimentaire (TCA) apparaissent souvent à la suite de frustration et de mal-être liés à l’alimentation et à son estime d’elle-même.

En cas d’inquiétude sur le poids de son enfant, le mieux reste de consulter son médecin généraliste afin que celui-ci établisse son indice de masse corporel (IMC) ainsi que sa courbe de poids, en fonction de sa morphologie. En effet, le poids n’est pas un réel indicateur de bonne santé et dépend de plusieurs facteurs (taille, sexe, masse osseuse, masse musculaire…).

S’il s’avère que votre adolescente est en sous poids, il s’agira alors de déterminer la cause : arrête-elle volontairement de manger pour paraitre plus mince ou n’a-t-elle pas conscience qu’elle ne mange pas assez ? Sans oublier qu’il existe des intolérances alimentaires qui se manifestent par une perte de poids inquiétante ainsi que des problèmes de transit, à des degrés différents d’une personne à l’autre. Bref, il faut absolument veiller à ce que votre ado ne tombe pas dans l’anorexie.

Qu’est-ce que l’anorexie ?

L’anorexie est un trouble du comportement alimentaire visant à diminuer volontairement sa quantité de nourriture. Elle touche principalement le sexe féminin (95% de femmes sont touchées contre 5% d’hommes) et se déclare souvent avant 25 ans. Elle est à distinguer d’une perte d’appétit, car la personne anorexique refuse volontairement de ne pas s’alimenter.

Comme beaucoup de troubles du comportement, l’anorexie se développe en parallèle d’une souffrance psychologique intense. Sans suivi psychologique et médical, cette souffrance peut perdurer des années voire toute la vie et l’anorexie, qui en est le symptôme, ne disparaitra jamais complètement.

La souffrance qui provoque cette anorexie peut avoir de multiples sources : dépression, manque de confiance en soi, mauvais traitements physiques et/ou psychologiques à l’école (harcèlement, menaces…), manque affectif… Ces ados sont alors en quête de contrôle permanent, où chaque kilo perdu constitue une petite victoire dans leur vie.

Transferts de ses angoisses à son enfant

Il arrive aussi que cette perte de poids soit le signe d’un transfert générationnel. En effet, quand les mères (ou des pères bien-sûr) ont très mal vécu leur poids durant leur enfance et adolescence, il arrive qu’un effet miroir se produise durant l’enfance de leur propre enfant, particulièrement lorsque ceux-ci sont des filles. Ces mères sont alors constamment angoissées quant au poids de leur fille, ce qui a pour conséquence directe de transmettre ces angoisses. Ces enfants et ces ados tenteront alors inconsciemment de répondre aux angoisses de leurs parents en adoptant certains comportements alimentaires inadaptés.

Ces mères ne sont pas toujours des mères en surpoids ou des mère qui ont pu l’être, mais des mères en conflit avec leur image passée et actuelle. Elles sont à la poursuite d’un idéal difficile à atteindre ; idéal qu’elles transmettent à leur fille pour que celle-ci l’atteigne.

Bien évidemment, ces mères sont rarement conscientes de leur transfert, et ces processus inconscients se transmettent bien souvent malgré elles. Rares sont les mères léguant volontairement leurs difficultés à leur fille.

On peut reconnaitre ce phénomène lorsque les mères surveillent d’un peu trop près l’alimentation de leur enfant, en mettant par exemple en place des interdictions de certains aliments voire un régime trop draconien pour leur âge.

En effet, imposé à son enfant un régime trop drastique, c’est entrer dans un cercle vicieux : plus les parents restreignent l’enfant, plus ses signaux de rassasiement sont perturbés : l’enfant n’aura alors plus la sensation de satiété et pourra entrer des troubles du comportement alimentaire comme la boulimie et/ou l’anorexie. De plus, ce genre de restriction pendant l’adolescence peut fortement altérer leur estime et confiance en soi à un âge où ces derniers sont déjà perturbés.

Que faire quand sa fille devient anorexique ?

Si vous remarquer une perte de poids importante, sans raison pathologique, il faut agir pour éviter que votre enfant ne tombe dans l’anorexie, car il est difficile de sortir de ce chemin une fois que celui-ci est emprunter. Le meilleur moyen est déjà d’établir le dialogue dans un climat de confiance où elle pourra se sentir libre de parler. Si elle n’est pas à l’aise d’en parler avec vous, vous pouvez lui proposer de voir un spécialiste :

-          Un nutritionniste/diététicien si elle pense avoir besoin de perdre quelques kilos en trop

-          Un psychologue si sa perte de poids est le symptôme d’un mal-être plus profond.

Si l’anorexie s’est déjà installée, la priorité est la reprise d’un poids décent, car l’anorexie peut sérieusement menacer la vie de votre fille. Parfois l’hospitalisation est nécessaire, non seulement pour retrouver du poids, mais aussi pour faire prendre conscience à votre fille que sa vie est en danger. Par la suite, un travail avec un diététicien ou un nutritionniste spécialisé dans ce type de troubles alimentaires peut l’aider à retrouver un poids normal et stable, en adoptant des repas équilibrés, et en chassant les angoisses liées à la prise de poids.

Un suivi psychologique est souvent nécessaire pour éviter de retomber dans de vieux schémas dangereux de l’anorexie. Le choix des approches sont variés : psychothérapie, psychanalyse, psychocorporelle, cognitivo-comportementale, hypnose…

Il est aussi important pour elles de pouvoir en parler à leurs proches et pourquoi pas à des jeunes filles ayant traversé les mêmes difficultés. Cela leur permet de soutenir dans le processus de guérison, et de se mettre en garde contre les pièges où certaines ont pu tomber.

De plus, sachez qu’il est normal en tant que parent de se faire du souci, à tel point qu’on se sent vite désemparé face à ce genre de situation. En effet, le dialogue n’est pas toujours facile à installer, et nos angoisses sont souvent sources de conflits inconscients. La culpabilité est elle aussi souvent présente, sans qu’on y soit forcément pour quelque chose. Ne soyez pas trop dur avec vous-même, l’éducation de nos enfants est une des missions les plus difficiles et les plus complexes. Nous volons le meilleur pour eux, sans réellement savoir comment le leur donner.

Pour combattre cette culpabilité et ces angoisses, l’aide d’un psychologue peut vous être bénéfique. En comprenant d’où viennent ces angoisses, vous pourrez être ainsi plus à même d’installer une relation de confiance pour établir le dialogue avec votre enfant. 

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Tags : anorexie, boulimie, troubles du comportement, famille, adolescent
43 ans

il y a 8 mois



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