Test de grossesse positif : que faire et comment gérer ses émotions ?

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Quand l’enfant naît, le cercle de famille applaudit. Mais, pour bien applaudir, en toute quiétude, il est bien de démarches prénatales que les futurs parents doivent mener impérativement. Ne soyez pas pris au dépourvu. Il faut vous préparer en conséquence. Les avantages sont multiples : votre santé et celle de votre enfant en dépendent. Sans oublier que vous aurez droit à certaines prestations sociales pour traverser sereinement cette période caractérisée par des sauts d’humeurs à canaliser grâce au soutien de la sage-femme. Pour vous aider, nous avons recensé dans cet article ces quelques démarches. Future mère ou futur père, lisez pour savoir ce que vous avez à faire.

Opter pour une assurance maternité ou assurance paternité

La naissance d’un enfant est une bonne nouvelle pour autant que les parents peuvent faire face aux frais que peut engendrer un tel évènement. Il est donc certain que ce n’est pas le jour J, le jour de la naissance qu’il faut commencer par courir pour avoir les moyens financiers nécessaires pour faire face à certaines dépenses. Il faut se préparer des mois à l’avance, sinon que certains parents s’y préparent depuis des années. Que faire de façon concrète alors ? Il faut opter pour une assurance maternité ou une assurance paternité selon qu’on sera respectivement la mère ou le père de l’enfant.

Par assurance de maternité ou de paternité, il faut entendre tout soutien financier accordé par une collectivité, par une caisse, par un organisme à un futur parent dans les mois qui précèdent et qui suivent la naissance de son enfant. Elle permet ainsi de prendre en charge une grande partie des frais qui peuvent résulter des examens prénataux obligatoires, les dépenses de santé, les frais d’accouchement, etc. Bref, les deux parents bénéficient donc des prestations familiales pour bien préparer la venue de l’enfant. Pour bénéficier de ces prestations, il faut plusieurs conditions que sont :

  • Être majeur, c’est-à-dire avoir au moins dix-huit (18) ans ;
  • Travailler en France, peu importe que cela relève du secteur public ou de celui privé ;
  • À défaut, résider de manière stable et régulière en France depuis trois (3) mois au minimum ;
  • Dépendre en tant que salarié des régimes de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) ou de la Mutualité sociale agricole (MSA) ou du régime social des indépendants (RSI) regroupant par exemple les membres des professions libérales comme les avocats, les notaires, etc., les commerçants, les artisans… Peu importe le régime, une fois ces conditions réunies, vous pouvez bénéficier des prestations familiales.

Il faut noter que pour obtenir ses prestations, d’autres conditions sont à prendre en considération. Il s’agit de l’immatriculation, de la régularité de vos cotisations et du temps de travail effectué. Certes, les deux premières obligations incombent à votre employeur, mais il importe de le lui rappeler s’il ne l’a pas fait. Vous saurez d’ailleurs s’il l’a fait ou non, car il aura besoin de certaines pièces que vous aurez à lui produire.

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Comment l’assurance maternité couvre-t-elle vos frais ?

L’ensemble des 7 examens médicaux obligatoires est pris en charge en intégralité par l’assurance maternité. Donc, vous n’avez plus à mettre la main dans la poche pour payer votre médecin, votre sage-femme ou votre gynécologue pour ne citer que ceux-là. En sus, tous vos frais médicaux dans la période qui s’étend du 6e mois de grossesse au 12e jour après la naissance sont également pris en charge en intégralité. Il importe peu de distinguer les frais médicaux liés à la grossesse aux frais qui n’en sont pas liés. Les deux frais sont couverts indifféremment par l’assurance maternité. Pour ce qui concerne les médicaments également dans les centres de santé, vous bénéficiez d’une exonération forfaitaire. Génial, n’est-ce pas ?

Qu’en est-il des indemnités de maternité et de paternité ?

Avant et après la naissance, la mère de l’enfant a droit à un temps de repos. Elle cesse donc d’aller au bureau pour travailler. Pour lui permettre de faire face à certaines dépenses nécessaires, des indemnités journalières lui sont allouées. Aussi, importe-t-il de noter que la durée du congé de maternité dépend du nombre d’enfants à naître et du nombre d’enfants déjà à charge. Mais, de façon générale, il est de 16 semaines. Et c’est durant ces 16 semaines que vous tirez profit des indemnités journalières. Mais, pour des raisons tenant à votre état de santé ou à celui de votre enfant, le praticien qui vous a pris en charge peut augmenter la période du congé dont il est question.

Il est de même pour le père de l’enfant lorsqu’il bénéficie du congé de paternité. Ledit congé est de 11 jours consécutif en cas de naissance unique et de 18 jours en cas de naissance multiple (les jumeaux, les triplets, etc.).

Déclarer votre grossesse

Dès que vous attendez un enfant, il est crucial de se rendre dans un centre de santé pour les consultations prénatales. Il faut s’y rendre le plus tôt possible. L’objectif, c’est de vous permettre de déclarer la grossesse avant la fin des trois (3) premiers mois de la grossesse. Comment se fait cette déclaration ? Deux canaux s’offrent à vous : la déclaration en ligne et la déclaration « physique ».

  • La déclaration de grossesse en ligne: Si vous disposez d’une carte Vitale, il revient à votre médecin ou sage-femme de remplir la déclaration en ligne. Après, il ou elle se charge de transmettre via le même canal la déclaration à votre caisse d’allocations familiales et à votre caisse d’assurance maladie. Ainsi faite, votre grossesse est déclarée.
  • La déclaration physique : Encore appelée déclaration de grossesse avec un formulaire papier, elle consiste à faire remplir par votre médecin ou sage-femme le formulaire dont il s’agit en trois exemplaires (un volet rose et deux volets bleus). Ensuite, il faut expédier le premier volet à votre caisse d’assurance maladie et les deux derniers à votre caisse d’allocations familiales.

Toutefois, il sied de noter qu’il ne suffit pas de déclarer sa grossesse pour bénéficier des allocations familiales. Au premier abord, il vous faut impérativement déclarer la grossesse avant la fin des 14 premières semaines de la grossesse. C’est une condition sine qua non pour que vous soyez prise en charge toute la période précédant la naissance de l’enfant et pour vous permettre de toucher vos primes à la naissance. Cet examen comprend pareillement des analyses réalisées à partir d’une prise de sang, les prises de tension, la pesée, etc.  Pendant le 3e mois, il est du devoir du père de l’enfant aussi de se faire examiner par un médecin. Les frais desdits examens lui seront intégralement remboursés après.

En second lieu, vous devez passer obligatoirement l’ensemble des sept (7) examens prénataux. Le premier étant déjà fait avant la fin des 3 premiers mois, les 6 examens qui restent sont effectués pour les 6 prochains mois, à raison d’une fois par mois, dès le 1er jour du 4e mois. Ces examens peuvent être effectués dans tout centre médical agréé, mais il est préférable de choisir un seul centre, un médecin ou une sage-femme qui vous suivra durant toute la période de la grossesse. En cette période, vous faites trois (3) échographies les 3e, 6e et 8e mois respectivement.

Enfin, vous devez passer un dernier examen, le 8e, dans les huit semaines qui suivent la naissance de l’enfant. C’est une consultation de suivi qui permet de vous suivre et d’assister l’enfant né pareillement.

Pour les consultations, vous disposez d’un carnet de santé de maternité à garder avec soins. En effet, ledit carnet contient les dates de vos différents examens, les observations de votre médecin ou sage-femme. Ce carnet est donc témoin du respect ou non de l’ensemble des examens prénataux et postnataux que vous devez effectuer. Il sied aussi de rappeler qu’au cours du 4e voire 5e mois de grossesse, la caisse d’allocations familiales vous expédie un livret de parents. Ce livret est censé vous aider à préparer au mieux l’arrivée de votre bébé. Car il renferme des données relatives aux mesures préventives à adopter durant cette période de grossesse, aux différents stades de développement d’un bébé, aux droits des enfants, aux lieux pouvant vous accompagner pour toutes vos préoccupations, etc. C’est donc un véritable chef-d’œuvre à utiliser et non à ranger dans un placard ou dans une armoire !

Notifier votre grossesse à votre employeur

Si vous êtes dans une relation individuelle de travail, donc salariée, il vous faut notifier à votre employeur votre grossesse. Quant au futur papa, il a juste à faire connaître la situation de sa femme à son employeur. Plusieurs raisons justifient cet acte informatif. Primo, les examens médicaux, les consultations prénatales peuvent se faire aux heures du travail. C’est une faveur de la loi qui considère que l’intérêt supérieur de l’enfant doit primer sur toutes situations. Au risque donc de faire face au courroux de votre employeur, il faut l’en informer à l’avance. Il ne peut après trouver un motif légitime pour vous licencier. D’ailleurs, selon les lois nationales, on ne peut licencier une salariée du seul fait qu’elle est tombée enceinte. Par ailleurs, en tant que future mère, vous avez droit à des congés prénataux et postnataux, appelés congés de maternité. Tenir informé votre employeur est donc important pour pouvoir bénéficier de ces congés. Il en est de même pour le futur papa qui, quant à lui, bénéficie du congé de paternité après la naissance de l’enfant.

De tout ce qui précède, il faut retenir que le bénéfice des congés de maternité et de paternité dépend étroitement de la notification faite à l’employeur. Il est conseillé de l’informer déjà dès le 3e mois de grossesse pour qu’au huitième mois au plus, vous puissiez commencer avec votre congé de maternité en expédiant « un arrêt de travail ».

S’abstenir de prendre des médicaments sans l’avis d’un médecin

Les maux de tête, la fièvre, la toux, etc., sont autant de maladies pouvant atteindre la future mère pendant toute la période de la grossesse. Que faire en ces entrefaites ? Il faut s’interdire de prendre des médicaments sans l’avis d’un médecin. Il est généralement dit que la femme enceinte peut prendre du paracétamol sans toutefois être contrainte d’aviser un médecin. Pour ce qui nous concerne, nous vous recommandons simplement de toujours demander conseil auprès d’un médecin avant de prendre tout type de médicaments, le paracétamol y compris. La raison est simple : les médicaments présentent généralement des effets secondaires souvent ignorés et peuvent nuire à l’état de l’enfant à naître s’ils n’avortent pas la grossesse. N’oubliez pas, prévenir vaut mieux que guérir !

Faire un tour chez la sage-femme pour les sauts d’humeur

En période de grossesse, les femmes vivent généralement des sauts d’humeurs. Joie et larmes, anxiété et quiétude, colère et patience… s’alternent tout le temps.  Ce changement est normal et prépare d’ailleurs la femme enceinte à ses devoirs de mère. Que faire alors en ces temps ? Il faut communiquer avec son conjoint, avec d’autres femmes enceintes pour le partage des vécus, avec la sage-femme qui, on ne cessera de le dire, est un support indispensable.

Toutes les femmes n’ont pas la parole libre. Certaines sont renfermées sur elles-mêmes, ce qui n’est pas d’un grand avantage en période de grossesse. Dans ce cas, l’aide d’une sage-femme est plus que nécessaire. Elle est la professionnelle de référence pour guérir les femmes enceintes des dépressions postnatales, des anxiétés, etc. La sage-femme se chargera alors d’être à l’écoute de la femme enceinte, de l’aider à assumer ses responsabilités de future mère, de l’amener à aimer son nouveau conditionnement physique, de faciliter la relation mère-enfant, d’aider le couple à déterminer ses besoins, etc. Bref, la sage-femme est un appui émotionnel pour les femmes enceintes.

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